
Editeur :
Ego comme X
Collection
:
Date de publication : mai 2005
ISBN : 2-910946-48-7
Prix : 22,00 €
Noir et blanc
|
HUREAU Simon, Scénariste/Illustrateur |
Simon, est contraint de rester au Cambodge car il s'est fait volé
ses papiers avec toutes ses affaires, carnets de croquis et
passeport compris. Seulement au Cambodge, on ne refait pas des
papiers si rapidement que cela et, comme ailleurs, c'est tout un
parcours, avec l'exotisme et la poussière en plus ! Alors tant qu'à
rester contraint et forcé, autant continuer à visiter du pays,
c'est ce que s'est dit Simon Hureau et c'est pour notre plus grand
plaisir de lecteur...
(Source éditeur).
En 2003, Simon Hureau publie
Palaces, son premier livre où
il raconte les mille découvertes joyeuses, admiratives ou amères de
son voyage au Cambodge. Parmi les souvenirs cuisants, le vol de sa
sacoche, celle dans laquelle il rangeait - entre autres - ses
papiers et ses carnets de croquis. Obtenir de l'ambassade un
nouveau passeport, c'est pénible, mais c'est l'affaire d'une
semaine. La perte du carnet est plus douloureuse, quasi traumatique
: depuis ce vol, l'auteur n'a plus vraiment le goût ni l'envie du
dessin. Puisque son voyage joue les prolongations, autant ne pas
rester dans l'atmosphère suffocante de Phnom Penh et continuer la
visite du pays...
Sur la route, Angkor !
Hors des pistes balisées, organisant son trajet avec une simple
carte routière, Simon Hureau collectionne ce qu'aucun guide
touristique ne peut proposer : les rencontres fortuites et les
expériences inédites, comme ce bain improbable au sommet des
arbres, dans les eaux troubles et boueuses du Tonlé-Sap, lac en
crue qui a complètement inondé la forêt riveraine. En 112 pages
très denses, sans aucun bavardage inutile, Hureau nous fait
partager sa curiosité de chaque instant pour les choses simples ou
essentielles, nous raconte quelques légendes du Cambodge, un peu de
l'Histoire du pays, sans en masquer les travers, notamment la
corruption généralisée qui gangrène toute l'administration.
Dépeinte de façon tragi-comique, l'obtention d'un simple VISA
relève de l'odyssée... d'où le titre qui suggère plus une
atmosphère à la Kafka qu'un récit de voyage.
Il y a quelque chose d'hergéen dans le style de ce jeune auteur,
que ce soit dans les visages, la forme des phylactères ou les
interjections utilisées ("triple cornichon !", "quel pirate !").
Jusqu'à la dernière case qui pourrait être un clin d'oeil aux
Picaros. Ajoutons à cela la sincérité, la poésie et l'humour :
l'auteur et l'oeuvre sont remarquables.