Date de publication : octobre 2006
ISBN : 2-849610-54-2
Prix : 18,00 €
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BLEXBOLEX, Scénariste/Illustrateur |
Tard dans la nuit, le «drooo-drooo» retentissant d'un téléphone
tire brutalement un privé anonyme des affres d'un sommeil agité et
peuplé de rêves dangereusement prémonitoires... Iago Van Güllick,
puissant magnat de l'industrie rongé par le cancer, le charge alors
d'une enquête à priori fort anodine : retrouver la trace d'une
mystérieuse laborantine soupçonnée d'espionnage industriel... Mais
les indices sont ténus et les minces pistes qui s'offrent au
détective sont comme autant de cul-de-sac qui ont le don de
titiller encore un peu plus sa légendaire pugnacité de privé de
seconde classe. Un feutre négligemment vissé au sommet de son
crâne, il promène sa dégaine à la Humphrey Bogart dans le lacis
inextricable de cette enquête décidemment bien étrange.
(Source éditeur).
Des brevets classés sensibles ont été dérobés par une employée des
laboratoires Van Güllick. Le riche industriel éponyme, celui que
les médias surnomment "Dieu", fait appel à un détective privé aussi
anonyme que lui-même est célèbre. Sans doute parce que cette
affaire nécessite la plus grande discrétion ?
Les lecteurs du magazine
Ferraille Illustré, peut-être
déstabilisés par les pages relativement hermétiques que Blexbolex y
signait, seront rassurés de savoir que cet auteur est également
capable de composer « une vraie histoire ». Et avec quelle facilité
! Réparties définitives et argot tellement fleuri qu'il en devient
littéraire, durs à cuire au tempérament d'acier, mais incapables de
comprendre que dans "femme fatale", il n'y a pas seulement
"femme"... sont au rendez-vous d'un polar dans le style des années
1950 ; avec quelques éléments de science-fiction pour corser le
dossier. Comme dans Blake et Mortimer ? Heuh ! Oui, mais avec un
langage graphique très, très différent.
La forme est particulièrement originale : le récit est séquencé en
chapitres numérotés de quatre pages chacun, différenciés par
l'utilisation de couleurs posées en aplats (Blexbolex est
sérigraphe de formation) qui changent d'un chapitre à l'autre. Cela
provoque la sensation de parcourir un feuilleton distribué dans la
rue, à la criée. A cela s'ajoute une esthétique très "rétro",
contredite par un sens aigu de la mise en scène et de la mise en
page qui font souvent preuve d'une grande audace.
L'œil privé faisait partie des "50 indispensables
d'Angoulême 2007". On ne peut que donner raison au jury de
sélection !