
Editeur :
Carabas
Collection
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Date de publication : novembre 2006
ISBN : 2-351001-78-8
Prix : 12,90 €
Couleur
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JASON, Scénariste/Illustrateur |
Ils vont se séparer. Lui est tueur et il est persuadé que sa tête a
été mise à prix par sa petite amie. Aussi va-t-il accepter le
contrat le plus étrange de sa carrière : remonter le temps et tuer
Adolf Hitler. Seulement tout ne se passera pas comme prévu. C'est
Hitler lui-même qui prendra la machine pour revenir dans le futur.
Et c'est le tueur qui vieillira en attendant de retourner à son
époque, pour y retrouver Hitler et sa petite amie.
(Source éditeur).
Profession tueur,
c'est le métier qu'exerce le protagoniste du dernier album de
Jason, un homme dont le cabinet ne désemplit pas. C'est un
métier difficile où il faut faire preuve d'une grande
empathie, savoir écouter les doléances, les longues
justifications pleines de circonvolutions des clients...
Vous avez beau leur expliquer que leurs histoires de captation
d'héritage, de déceptions liées à leur travail, à leurs amours
éconduits, à leurs rivalités de voisinage, toutes ces histoires
n'auront aucune incidence sur votre exécution, tout simplement
parce que vous êtes un bon professionnel, au point même que quand
vous rencontrez un ancien client dans un bar, vous acceptez d'être
importuné en dehors de vos heures de bureau...
L'instituteur a supplanté le curé, qui a été à son tour supplanté
par le psychanalyste, qui aujourd'hui a été supplanté par l'avocat,
et qui, comme le laisse présager Jason, sera demain supplanté par
un Tueur dans ce besoin qui est le nôtre d'être entendus.
Ainsi les tueurs auront des cabinets où tout un chacun pourra
demander une explication liée à une mésentente, ou plus
prosaïquement commanditer un meurtre, aussi simplement qu'on
délivre une ordonnance.
Cette première partie est réussie. A elle seule, elle aurait pu
faire un album, mais Jason a voulu y adjoindre un client qui a
inventé une machine à remonter le temps, car sa victime, si on peut
l'appeler ainsi, n'est autre qu'Adolf Hitler. Pourtant c'est là que
tout bascule, c'est la partie la moins intéressante de l'album,
Hitler n'est qu'un prétexte, une passade... Jason aurait pu faire
l'économie, à moins que ce ne soit l'économie qui l'ait amené à
dessiner une croix gammée, avec sur fond rouge et caractères noirs
le nom du führer...
Le titre et le dessin vous interrogent et rien dans l'album ne
justifie une telle couverture, c'est à se demander si Jason connaît
son sujet.
Jason fait partie de ces rares auteurs dont les néophytes
reconnaissaient le trait, c'est un prodigieux dessinateur, mais il
n'a toujours pas atteint cette maturité dans ses
scénarii.