
Editeur :
La Comédie Illustrée
Collection
:
Date de publication : novembre 2004
ISBN : 2-911391-70-5
Prix : 15,00 €
Noir et blanc
|
COLLECTIF, Scénariste/Illustrateur |
BD boum, l'association organisant le festival de Blois, a toujours
utilisé la bande dessinée comme vecteur d'insertion. Aujourd'hui,
un nouveau projet a donné la parole aux jeunes : il s'inscrit dans
cette lignée de BD autobiographiques. Deux animatrices de
l'association ont collecté des témoignages au cours d'ateliers de
paroles.
Vingt deux histoires de vie ont émergé. Elles ont été scénarisées
par Eric Omond, puis mises en images par différents dessinateurs :
Aris, Aubin, Brutus, Céline Chrétien, Thierry Coquelet, Etienne
Davodeau, Gate, Philippe Larbier, Sylvain Lauprêtre, Kness, Olivier
Martin, Melaka, Philippe Menvieille, Eric Omond, Sandrine Revel,
Rôcé, Eric Sagot, Téhem et Tirabosco.
(Source éditeur).
BD Boum est
l'association qui organise le festival BD de Blois. Hors
festival, l'association reste active. Convaincue de
l'importance de la bande dessinée comme mode d'expression,
elle mène différents projets à vocation sociale. BD Boum a
coordonné la trilogie Parole de taulards, Paroles de
taule et Paroles de parloirs (Delcourt), une série
de témoignages sur l'univers carcéral, qui donne libre
expression aux détenus, aux gardiens et aux familles.
Changement d'univers pour Des nouvelles de la cité. Deux
animatrices de l'association sont parties à la rencontre des jeunes
des quartiers de Blois. Filles et garçons étaient invités à
s'exprimer sur la vie dans la cité, les relations avec les autres,
l'attachement au quartier ou l'envie de vivre d'ailleurs, les joies
et les difficultés quotidiennes. Eric Omond s'est chargé de
convertir ces récits en vingt-deux scénarios, confiés à dix-neuf
dessinateurs, auteurs aguerris ou jeunes talents.
La variété des récits apporte un écho des cités enfin plus riche
que le "quartier = violence" martelé par les médias qui ne
s'intéressent qu'aux faits divers, à l'écume des choses. Bien sûr,
l'exclusion, la violence, l'intolérance existent ici, un peu plus
qu'ailleurs. Certains y sont plus sensibles ou plus exposés comme
Christophe qui livre le témoignage le plus copieux du recueil,
dessiné par Aris. Ou Tuba qui dénonce la difficulté d'être une
fille dans le quartier (dessin de Tirabosco). Plus optimistes,
Leïla et ses copines déclarent "nous on l'aime notre quartier !"
(dessin d'Eric Omond) ou Abdel qui a déménagé en zone pavillonnaire
mais reste nostalgique de la ZUP où il vécut quinze ans (dessin :
Aubin). Cet album est un appel à l'écoute, un plaidoyer
anti-préjugé... Ultime avantage, il offre au bédéphile l'occasion
de découvrir un joli panel de 19 dessinateurs contemporains.