
Editeur :
Akiléos
Collection
:
Date de publication : février 2006
ISBN : 2-915168-27-X
Prix : 13,50 €
Couleur
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CLOD, Scénariste |
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CÉKA, Illustrateur |
D'après l'oeuvre de Franz Kafka...
Il y a quelques années l'écrivain tchèque d'expression française
Milan Kundera (1929) donnait un essai fort intéressant qui avait
pour nom « Les testaments trahis ». Il y est évoqué la figure de
Kafka (1883-1924) écrivain tchèque d'expression allemande.
S'il est une figure d'écrivain trahi c'est bien Kafka. D'abord par
son ami et légataire testamentaire Max Brod. Kafka qui lui avait
fait jurer de détruire ses manuscrits, ce que l'ami s'était bien
gardé de faire. Ensuite, il fut trahi par son traducteur le plus
célèbre Alexandre Vialatte (1907-1971). Celui-ci, d'une certaine
manière est à l'origine à la fois de sa reconnaissance, mais aussi
de l'interprétation que nous faisons le plus souvent de son oeuvre,
qui pour beaucoup d'exégètes allemands est, d'une certaine manière,
tronqué. Vialatte a davantage tiré le texte vers une approche un
peu ou trop cérébrale, disons pour faire simple français, l'humour
y est devenu noir, la réflexion plus analytique.
D'après certains historiens des lettres, il semblerait que pour
Kafka et ses amis, ses textes sont d'une tournure plus drôle, voire
drolatique, sorte de bouffonnerie où l'humour était omniprésent...
Le procès de Clod et Ceka, est dans cette ligne, dans cette
approche avec un dessin et notamment une très belle coloration, un
sens du détail, de la texture et de la composition, et de la
perceptive qui rappelle l'expressionnisme allemand.
Kafka rétablit enfin dans son contexte, ce qui devrait plaire aux
historiens allemands, aux peuples d'expressions allemandes ! Mais
aussi à nos chers joueurs français qui ainsi pourront envisager
sereinement la coupe du monde (9 juin 2006, en Allemagne).
Un grand merci donc, à Clod et Ceka !